Gaston CHAISSAC

Avallon - 1910

BIOGRAPHY

CHAISSAC Gaston, né à Avallon en 1910 et décédé à La Roche-sur-Yon en 1964. 

 

Dessinateur, peintre, écrivain et poète, Gaston Chaissac naît dans l’Yonne de parents corréziens. Issu d’un milieu modeste (son père était cordonnier), il quitte l’école en 1923 pour entrer en apprentissage. Il exerce d’abord différents métiers (marmiton, cordonnier, etc.) avant de rencontrer le peintre allemand Otto Freundlich, son voisin d’immeuble à Paris où il s’est établi dans les années 1930, qui l’initie à la peinture et au dessin, et l’encourage à approfondir sa vocation artistique. 

En 1942, il épouse une jeune institutrice vendéenne, Camille Guibert et s’installe avec elle en Vendée. Le couple y réside de 1948 à 1961, une période d’intense recherches artistiques et d’expérimentation. Gaston Chaissac s’essaie à de nombreuses techniques : dessin à l’encre de chine, huile, collage et peinture sur des objets de récupération.

Isolé, et incompris des villageois, Chaissac réussit cependant à conserver un lien avec le monde artistique et littéraire grâce à une importante correspondance. Des  milliers de lettres sont envoyées pendant plus de vingt ans. Parmi ses correspondants, on compte André Lhote, Aimé Maeght, Jean Dubuffet, Benjamin Perret, Raymond Queneau, Jean Paulhan ou encore Michel Ragon.

Inclassable est singulière, l’œuvre de Gaston Chaissac est l’une des plus abondantes de la seconde moitié du XXe siècle. En 1946, dans une lettre à Raymond Queneau il écrit : «Je ne me dis pas artiste, je ne me dis pas poète, mais je me sens artiste, je me sens poète parfois. Je me sens paysan. Je me sens traceur de piste, guide. Je me sens dompteur. Je me sens prêtre. Je me sens voyageur. Et je me sens surtout le spectateur d’une pièce ou tous les hommes et tout ce qui existe sur  la terre, jouent un rôle. Je me sens soldat qui doit lutter pour la paix. Je me sens tout.»

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